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Voici le blog d'un étudiant en gestion (filière de l'expertise-comptable) à l'ENC Bessières, amateur de musique dite classique (oui, ça change de la gestion ^^), essentiellement Renaissance et Baroque et surtout passionné de chant ;-) ! Je suis chanteur (lyrique / classique, au choix :-p ) amateur, à la fois basse et falsettiste (et je ne chante pas pour les mariages, communions, casting de M6 (sisi, j'ai été contacté ) etc... ^^), membre d'un chœur d'une école de musique et ex-"directeur" d'un quatuor vocal Renaissance. Au menu de ce blog, musiques, chroniques des aventures d'une école de musique, surtout en ce qui concerne le chant ;-) et diverses autres choses avec plus ou moins de rapport.

Un message de présentation un peu plus développé en cliquant ici

Roland / Belouga

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Lundi 5 mai 2008
C'est aujourd'hui la rentrée. Et pas n'importe laquelle : celle un mois avant les examens, deux semaines avant la fin des cours. Bref, la dernière ligne droite, le mois qui ne sera pas facile.

Je redoute ce mois là ... et les épreuves finales ! Je pense avoir montrer par le passé que j'ai quelques capacités de compréhension des problèmes de "logique". Mais là, j'ai cinq lourdes matières à passer, avec beaucoup de par coeur. Et ça ... ce n'est pas mon fort.

Depuis quelques temps, j'ai beaucoup de mal à me motiver pour réviser (sans forcément de tentations autour). Et quand j'y suis, ce n'est pas rare que des pensées parasites me pertubent. Sur ces sujets, mon pire ennemi, c'est moi : ma flemme, mon flegme. Il est temps de se bouger le c... retrousser les manches (par cette chaleur !) et d'y aller ! Se faire violence soi-même, mouiller la chemise. D'autant que pour ce genre d'épreuves, mon seul maître, c'est moi. Il n'y a aucune dépendance extérieure, pas besoin d'un autre etc ... déjà un souci de moins, à moi de faire le reste.

Qu'il est doux ce temps des vacances, où l'insouciance règne et au cours duquel on peut se tourner les doigts de pieds en éventail sans culpabiliser aucunement. Même si les vacances sont signe d'arrêt de l'école de musique, de vraies pauses font du bien. Décrocher plusieurs semaines : ce luxe me sera interdit à partir de l'an prochain, autant en profiter ! Mais le choc est brutal, avec des milliers de choses qui reviennent à la rentrée ! Des exercices, des cours à travailler seul, des dossiers à finir, des papiers à envoyer etc ... le tourbillon nous aspire vite vers la terre. Les vacances sont finies, il faut repasser de l'autre coté.

Plaine du Plessis, dimanche 4 mai 2008

par Roland publié dans : vacances
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Vendredi 7 mars 2008
Pas vraiment envie de faire un compte-rendu précis mais voici ce qui sont mes dernières vacances de février.

Mais j'ai passé de très bonnes vacances : première semaine dans l'Est, comme d'hab, mais une moitié de deuxième semaine dépaysante !

Image:Abbaye Saint Benoit sur Loire.jpg

Avec Laure, Florence et Yann, nous sommes allés à l'abbaye de Saint-Benoit sur Loire, qui possède une magnifique basilique et une crypte qui ont plus de 900 ans ! Au menu, musique, patrimoine, offices, lectio divina,  (lecture et analyse d'un passage de la Bible : très enrichissant). Sans compter la divination du Shuyana :-p (comprendre "du chou ? y'en a" détourné ^^), repas de pates, pates, pates (vivent les magasins fermés ^^). Et à savoir que les gens disent bonsoir quand on part, même à 11h30 !

Je n'avais pas ressenti cet impression d'être coupé à ce point du monde, de mes habitudes, depuis mes derniers camps scouts, sauf que là, j'avais du temps pour moi ! Et je me suis senti conforté dans ma façon de croire et de pratiquer, qui peut paraître originale mais qui finalement est compatible avec la religion, je pense. J'ai trouvé le moine qui nous a fait la deuxième lectio très ouvert, disant que même chez les moines, il subsistait une part de doute.

A Saint-Benoit, j'ai enfin trouvé un lieu où le droit au silence est respecté ! Quelle sensation de se retrouver plusieurs minutes en silence avec cinquante personnes ! Ce silence n'est pas un vide, au contraire !

S5000021-copie-1.JPG

Chanter dans la basilique fut aussi un grand moment. C'est tellement impressionnant ! Un autre grand moment a été quand une dame d'un certain âge me demandait d'où venait la résonnance, sous-entendu que ça pouvait être moi qui la créait ^^


Merci beaucoup à Laure pour nous avoir organiser ce séjour !
par Roland publié dans : vacances
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Jeudi 8 novembre 2007
11 heures. Ca y est, repus, nous avons repris le car et arrivons à Buchenwald, près de l'ancienne gare. Cette gare servait essentiellement à transporter les matériaux lourds pour les usines, et non pas un usage uniquement de transport de détenus. Elle a été construite tardivement. Avant, les déportés marchaient entre la gare de Weimar et le camp (plus de 10 km , et ça monte !). Sinon, ils étaient convoyés en camion.
Dans tous les cas, cela se faisait sous les coups de S.S. et les aboiements et morsures de chiens spécialement dressés à cet effet ...
Cette première incursion près du monde des détenus nous met quelque part dans le bain.
Puis nous approchons de l'entrée du camp. La porte est un batîment presque coquet. Les casernes des SS à gauche, crépies au jaune, sont semblables à des batîments "normaux".
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Ca y est, nous y sommes. C'est par là que sont passés les 266 000 détenus ... cette porte où l'inscription "Jedem das seine" est visible coté camp. "A chacun son dû" ? la belle ironie ...
Buchenwald était un camp de concentration nazi, pas un camp d'extermination. Du moins pas la nomination officielle, car ici comme ailleurs, le but était l'extermination par le travail. Pas de chambre à gaz mais un crématoire, pour se débarasser de ses corps et de ceux des camps alentours.
Nous entrons sur la place d'appel. Il ne reste plus aucun block, où logeait les prisonniers. Nous sommes devant une vaste étendue vide, sans aucun paysage derrière du fait de la brume.
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Un peu à droite, un panneau nous montre une photo d'époque : on dirait une zone industrielle, avec de longs batîments semblables et des cheminées.
Nous n'aurons pas vraiment de détails sur la vie du camp. Georges n'a passé que 27 jours ici, et pas dans le cmap principal. Il aurait mieux valu se renseigner par des livres avant de venir. Tant pis, il ne sera jamais trop tard ! Tout le groupe se dirige vers le crématoire.
Nous entrons dans une pièce avec une table de vivisection en carrelage blanc : c'est ici que des "chirurgiens" dont leur chef était maçon de métier s'adonnaient à des experimentations diverses avec des humains comme cobayes sur diverses pathologies sciemment transmises (thypus).
La pièce suivante, de dimension modeste contient quelques plaques commémoratives. Au fond, une autre pièce, fermée par une porte transparente contient des urnes en métal destinés à receuillir les cendres. On nous en montre un certain nombre.
Plus loin se trouve la salle de crémation : il y a trois fours en brique. Sur le premier, reste une sorte chariot monté sur rail, qui devait faire rentrer le corps à l'intérieur.

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Ensuite, nous sommes allés à la cave, lieu de pendaison et de stockage des cadavres non incinérés. Certains ne sont pas rentrés, d'autres ont regretter de le faire. Des gens ont été violemment assassinés (et non pas à petit feu par des conditions de vie ignobles et une déshumanisation) là et on le sent. Une quinzaine de crochets subsistent, le mur a vécu. Au fond, il y a un monte charge, plutôt un monte-cadavres en direction des fours.

Fin de la matinée, nous passons devant les casernes SS pour prendre notre bus sur l'immense parking.

Le repas.
La discussion se fait fort heureusement plus légère. Hors de questions pour chacun de nous de rester 3 jours entiers plongés à 100% dans le pire de l'Homme, il nous faut décompresser.
Après un copieux petit déjeuner, nous avons encore faim : le grand air, ça creuse, di(c)t-on. Au menu : grosse saucisse et purée de pommes de terre maison. C'est absolument délicieux : le porc n'est pas gras, il a un sacré bon goût et la purée sent l'authentique, le fait maison. Dans ce coin perdu de l'Allemagne, les organisateurs ont pensé à ceux qui ne mangent pas de porc et une alternative est proposée, un bon point ! Les serveuses nous proposent du rab, que j'accepte avec joie ^^

Petit point sur l'hotel.
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Nous étions une grosse vingtaine à y loger : les chambres sont aux étages (la mienne, individuelle :-) au deuxième mais ça, on s'en moque), la réception, les cuisines, le bar le restaurant et la salle à la manger (oui, deux pièces distinctes) et au sous-sol des toilettes, une salle de jeu avec billard, table de ping-pong et flechettes. Enfin, un sauna s'offre à ceux qui veulent prendre sur leur temps de sommeil pour se chauffer les pores. J'oubliais une cabine UV au premier étage, qui n'a pas du servir à grand monde.

Le petit déjeuner se prenait entre les seuls résidents de l'hôtel (que nous occupions entièrement) mais les deux autres repas se faisaient en compagnie des membres du groupe logés dans l'autre hotêl.
Le petit-dèj et le dîner étaient sous forme de buffet. Du café nous attendait à table, mais du thé était disponible (Suzy, la serveuse qui parlait quelques mots de français le proposait à qui voulait). Au buffet un peu de jamabon cru, de fromage, quatre ou cinq sortes de pain différents, des confitures, du nutella, des jus d'orange et multivitaminé, des brioches maison, des yahourts de 150 grammes ! De quoi affronter le froid la journée !
Le déjeuner était servi à table
Le dîner, aussi un buffet comprennait une soupe, un plat chaud (variant tous deux chaque soir, évidemment) et un large buffet !
Le moins que l'on puisse dire, c'est que nous n'étions pas affamés, loin de là !
Et pour ne rien gacher, le bar était très accessible ;-)

par Roland publié dans : vacances
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Lundi 5 novembre 2007
Ce WE de la Toussaint, je suis parti visité les camps de Buchenwald et Dora en Allemagne, avec 40 autres jeunes (de 18 à 30 ans) adhérent à la MNFCT (Mutuelle pour la Fonction Territoriale, en gros).

Avec quelques accompagnateurs dans le bus, une historienne et un ancien déporté qui nous ont rejoint en Allemagne, nous étions 45 à vadrouiller dans le Land du Turinghe, ex-RDA.
Nous avions deux buts principaux : le camp de Buchenwlad, près de Weimar (nous logions à BallStadt, à quelques kilomètres du camp) pour une visite en deux jours, et le camp de Dora, prèd de Nordhausen, un peu plus au Nord.

C'est la troisième fois que je pars en Allemagne, les deux premières étant à Niederstetten avec le comité de Jumelage. Ce remonte à 1999 pour le dernier voyage. J'ai pris allemand LV1 mais je n'ai jamais été fort et je n'en ai plus fait depuis le bac !

Le départ était prévu le mercredi 31 octobre à 21 heures devant le siège de la Mutuelle. Prévoyant, je pars à 19 heures de chez moi pour me retrouver (à ma grande surprise) une grosse heure après à la gare de Vincennes. Bon, si prudence est mère de sûreté, je vais quand même poireauter pas mal, là !
Et en effet, le temps passé lentement. Quelques mots échangés de ci de là, les voyageurs qui arrivent au fur et à mesure, les regard des passants, les gens qui rentrent des courses.
21h, pas de bus et Gérard, responsable du voyage n'a pas de nouvelles.
21h 10 : le temps passe de plus en plus lentement
21h 20 : "Grêve surprise ?" pour engager un semblant de conversation
21h 25 : on déménage pour un coin plus propice à l'embarquement que la rue à sens unique où nous étions.
21h 30 ! Alleluia, le bus arrive !!!!

Le retard, maître-mot de ce séjour.

Chargement des bagages, prise de connaissance avec le voisin. Et premier choc : on va passer plus de 12 heures dans des sièges où les genous des plus petits touchent le siège de devant. Imaginez alors pour des grandes carrures ...
On fait l'appel, tout le monde est là, pas de passager clandestin. Let's go !
Mon voisin lit le dernier tome d'Harry Potter. Je sors le 4ème, qui m'accompagnera tout le séjour (et oui, j'ai un peu de retard ^^).
Mal aux jambes, recherche de position à peu près confortable, descente à chaque arrêt pour se déraidir un peu, impossibilité de dormir.
A l'aller, j'ai dormi 2 heures !


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6h 40, premier arrêt en Allemagne. Il y a du brouillard mais il fait jour !! Il y a une station Total et un McDo, pas très folklo !
Et chose surprenante, outre les ventes de cigarettes (monopole des buralistes en France), on trouve dans les station-services
des machines à sous et ... un rayon bien fourni d'alcools !
Une fois dans la zone d'arrivée (à 20 kilomètres près), on se perd. Evidemment, sur les deux chauffeurs, personne ne sait se servir correctement du GPS et l'étude de la carte routière est très très tardive. A croire que le temps pasé à se perdre est mieux rémuneré que le temps passé à errer à Weimar après plus de 12 heures de car, les jambes en bois et les genous à vif. Pendant ce temps, la répartition entre les deux hôtels se fait. Je reste dans l'hôtel qui nous sert de QG. Ouf, c'est déjà 2 km en car en moins à chaque sortie et autant de temps libre.

 10 h : Miracle, nous arrivons à l'hôtel principal (1h 30 au moins de retard)  !!!! Et le petit déjeuner nous attend. Nous occupons tout l'hotel à nous tous seuls et le personnel nous soigne avec un service irréprochable et très souriant ! Premier repas ici, et pas le dernier, pour notre bonheur ! (mais pas celui de la balance ^^)
Mon petit déjeuner type durant ces trois jours
 - petite tranche de jambon cru (la cochonaille allemande, ça vaut le coup !)
 - un peu de fromage
 - j'attaque le sucré par une tartine de confiture, tout en entamant mon cofé
 - eine kleine tartine de Nutella (gastronomie allemande oblige !)
 - yahourt au fruit pour finir
Avec ça, on peut tenir quelques heures debout dans le froid !

Nous faisons connaissance avec Georges S., un ancien déporté de 85 ans, qui a passé un mois à Buchenwald et plus de deux ans à Dora. Malgré son âge, Georges a une énergie enviable, une soif de parole et un ton actuel !

11 heures. Ca y est, repus, nous avons repris le car et arrivons à Buchenwald ... (à suivre)
par Roland publié dans : vacances
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