Du développement durable

Publié le par Roland

Suite à un bug qui a effacé un article traitant du développement durable écrit spécialement (et récemment), je vous met ici un texte que j'ai écrit en mars 2008, pour un exposé dans le cadre de mes études. Je n'ai traité que la partie économique (c'était un travail en groupe).

Bien sûr, depuis, la crise financière puis économique (et sociale, qui commence en Guadeloupe) est passée par là. Mais il ne faut pas y voir une fatalité enterrant le développement durable. Par exemple, Obama a engagé les Etats-Uns dans l'économie verte.  Il y a aussi eu le Pacte Ecologique au niveau europpéen : objectif : 20% d'énergie à provenance renouvellable et 20% de CO2 en moins d'ici 2020.


Le développement durable

 

 

A / Frein au développement économique

 

L’activité économique implique forcément des conséquences écologiques. Mais peut-on respecter l’environnement sans la freiner ? Le Rapport de la Commission ATTALI pour la libération de la croissance, remis au chef de l’Etat, préconisait de retirer le principe de précaution de la Constitution ! Selon un membre de cette commission, ce principe, inscrit lors du deuxième mandat de J. Chirac, freinerait toute innovation.

 

Avoir une conscience écologique demande souvent du temps et de l’argent à une personne ou une entreprise, par rapport à une attitude moins scrupuleuse : il faut rénover, trier, favoriser certains produits etc …

 

Quand les infrastructures environnementales (déchèterie, traitement des eaux etc …) sont remises à niveau ou construites par l’Etat ou les collectivités, cela entraîne un coût pour les contribuables, qui se répercute par une baisse des autres prestations publiques ou par une hausse des impôts.

 

Il est clair qu’à cause de coûts plus élevés, les pays où l’écologie est prise en compte dans le circuit économique sont désavantagés par rapport aux pays où les règles et les mœurs sont moins fortes.

 

Mais

B/ Nouveau moteur de la croissance du XXIème siècle

 

Longtemps synonyme de contraintes, l'écologie apparaît comme une source de formidables opportunités. D'ici à 2020, le chiffres d'affaires de l'économie "verte" pourrait, selon l'Expansion, avoisiner les 3000 milliards d'euros entre 2007 et 2020 (dont 400 milliards pour la seule année 2020), voire 10 000 milliards entre 2020 et 2050 ! Depuis un an, l’appel d’air se fait sentir : les consommateurs français se veulent plus citoyens, les entreprises soignent leur image et de nouveaux marchés émergent. Il était temps car le reste de la planète n'a pas attendu la France. En Allemagne, les écotechnologies ont déjà permis de créer 1,6 millions d'emplois contre 550 000 en France. Les taux de croissance mondiaux font rêver (+ 21% dans le solaire thermique, 15% pour les voitures hybrides, 22% pour le bioplastique ...). Signe révélateur, la banque HSBC s'est adjoint les services de Nicholas Stern, auteur d'un rapport sur la crise climatique. La preuve que le monde de la finance croit au potentiel de ce marché.

 

L'écolomania foisonne comme jamais. Les exigences des clients tendent vers une Haute Qualité Environnementale. Au-delà de l’émergence de nouvelles filières comme la biochimie ou la production d'électricité propre, les secteurs traditionnels voient dans leur reconversion la clef de voute de leur survie. D’une manière générale, le durcissement des règles et des exigences européennes est une aubaine pour les industriels (bâtiments, automobile, énergie etc …) car leur chiffre d’affaires grimpe en conséquence.

 

Responsable de 43% de l'énergie consommée en France et près de 25% de CO2, le secteur du bâtiment entame sa révolution sous la pression des règlementations. Les immeubles de demain seront mieux isolés, mieux pensés, économes en énergie voire même producteurs d'électricité. Faute de quoi ils seront difficilement revendable d’ici 10 ans. Ces nouvelles exigences donnent de nouvelles perspectives au secteur  pour la recherche de nouveaux matériaux et de nouveaux savoir-faires. Rapporté au parc total, de 3,5 milliards de mètres carrés, leur rénovation correspondrait à un investissement cumulé compris entre 700 et 1400 milliards d'euros d'ici à 2050 (et 250 milliards d'ici 2020).

 

La tendance étant à l'écologiquement correct, les écolabels ont le vent en poupe. La taille des rayons alimentaires "bio" s'agrandit en moyenne de 10% par an depuis 1999. Des cosmétiques aux vêtements, on s'affiche Bio. Ce marché pèserait 5 milliards d'euros d'ici 2020.

 

Face à la hausse des prix du pétrole, les agro carburants se développent : la France s'est fixé l'objectif volontariste d'un taux d'incorporation d'agro carburants dans l'essence de 10% d'ici 2015 (bio éthanol). Cet usage agricole peut également concerner tous les produits faits à base de pétrole (peintures, vernis, crèmes, vêtements etc …). Mais la flambée des cours de matières premières et la réutilisation des jachères à des fins alimentaires pourraient freiner ce marché.

 

De même, les traitements de l'eau et du sol prennent une place importante dans la société.

Dans le secteur de l'eau, les directives européennes sur le traitement des eaux usées conduisent à la mise aux normes des stations d'épuration. Avec le remplacement des canalisations, l'amélioration de l'assainissement autonome (pour ceux qui ne sont pas reliés au réseau) et la potabilité, l'activité du secteur de l'eau devrait progresser de 3 à 5% par an d'ici 2015. Et de nouvelles réglementations encore plus exigeantes sont à prévoir.

 

Voilà ce que pèseront peut-être les énergies renouvelables en France d'ici 2020 : près de 22 milliards d'euros de chiffres d'affaires et 214 000 emplois. Ces chiffres correspondent au poids actuel de ce secteur en Allemagne, soit 9 fois plus qu’en France. En plus des contraintes européennes, la France incite à une utilisation plus importante des énergies propres par des crédits d’impôts et des tarifs favorables fixés par l’Etat. Leur croissance est à trois chiffres (+ 544% pour les mégawatts d'éoliennes installées entre 2004 et 2006, + 115% pour les panneaux photovoltaïques entre 2005 et 2006). Les géants français de l'énergie misent sur le renouvelable comme le prouvent leurs efforts de recherche ou les rachats de producteur d’éoliennes.

 

Dans le secteur automobile, la volonté de ramener les émissions de CO2 des voitures neuves à 130 gr / km contre 160 actuellement favorise les modèles des constructeurs français, moins puissants et moins gourmands que les modèles allemands. Par ailleurs, la voiture électrique, dont l'autonomie est appelée à progresser, se rêve d'un avenir radieux. En tout, ce seront 30 milliards d'euros que portera le secteur.

 

Pour finir, la valorisation des déchets à de beaux jours devant elle. Le secteur générera 30 milliards d’euros. Là aussi poussé par Bruxelles, les groupes spécialisés comme Véolia Déchet développent les machines du tri du futur (comme le tri par rayon X). Avec le ralentissement de la production des déchets, les marges se réduisent. Ces exigences européennes sont donc une aubaine pour le secteur, qui croîtra selon les experts de 5% par an minimum.

 

 

Selon une étude de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), pour réduire de 75% en 45 ans les émissions de gaz à effet de serre, il faudra investir de l'ordre de 200 à 400 euros par mètre carré (selon les cas).

 

 Alstom a racheté le producteur espagnol d'éoliennes Ecotecnia, Total accroît sa recherche dans le solaire et la biomasse, EDF Energies nouvelles multiplie les investissements.

Publié dans etudes

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Roland 02/02/2009 01:30

Arf ! L'informatique, synonyme de gain de temps, à revoir, tout ça ! C'est quand même dingue que Caramail n'est pas prévu un renvoi des mails. Et pour cet histoire d'article, le pire, c'est que j'avais mis mon article sur un fichier word temporaire pour une basique correction d'orthographe puis recopié sur overblog, cliqué sur "publier", refermé (sans enregistré, suis-je bête de faire confiance à l'hébergeur ...) le fichier Word. Et là, quand j'ai vu mon blog avec un article vide, j'ai eu des envies non avouables ^^ Sûrement équivalente à ta réaction face au quizz nutrionnel de MacDo !

Marie 02/02/2009 00:16

zen il faut savoir rester zen face aux sites... tiens par exemple, je viens de passer 3 heures chez une de mes amies obligée de migrer sur une autre plateforme mail car caramail fermle définitivement mi-février !!